Sport News

Peace and Sport et son programme sportivement éducatif en milieu scolaire

En compagnie du champion olympique Vénuste Niyongabo, deux cadres de l’organisation Peace and Sport basée à Monaco ont séjourné, du 11 au 18 août 2019, dans trois provinces pilotes du Burundi afin de former les enseignants sportifs qui vont dispenser la méthodologie de ce programme.

Par Thierry Niyungeko

Makamba, Gitega et la Mairie de Bujumbura sont les provinces pilotes de ce projet qui se réalisera en milieux scolaires. Comme le témoigne toujours le champion Vénuste, le premier lieu où il a été détecté était dans les écoles. A l’époque, il faisait ses études secondaires et deviendra plus tard champion Olympique aux JO d’Atlanta en 1996. Peace and Sport est convaincue que les pays qui se distinguent des autres au domaine sportif sont ceux qui ont la culture sportive dans leurs établissements. C’est dans cette optique qu’une cinquantaine d’encadreurs sportifs issus de trois provinces pilotes ont suivi une formation qui touchera une vingtaine d’écoles pilotes.

Une source d’inspiration pour les enfants

Pour le champion olympique Vénuste Niyongabo, c’est un honneur d’être ambassadeur de ce bon programme dans sa patrie d’origine. “C’est une très bonne initiative pour Peace and Sport de m’avoir associé à ce projet car je crois devenir une source d’inspiration pour ces enfants qui ne m’ont pas vu remporter le titre olympique en 1996”, estime-t-il. Il se rappelle de son jeune âge et ambitionne d’appuyer la jeunesse pour que ses meilleurs talents puissent évoluer dans de plus bonnes conditions que celles de son époque. “Je suis devenu qui je suis maintenant grâce à un enseignant sportif qui a remarqué du potentiel en moi et m’a ouvert les portes du succès”, se souvient-il.

A Makamba, le champion salue l’implication des autorités administratives dans le développement de ce programme. A Bujumbura, Vénuste Niyongabo félicite les encadreurs qui ont fait participer les filles au jeu du football.

De la valeur ajoutée

Pour Jean-Jérôme Perrin, ce programme apporte de la valeur ajoutée en milieu scolaire d’autant plus que les enseignants ont appris la méthodologie de Peace and Sport qui privilégié la formation pratique. Comme l’idéal de ce projet, indique-t-il, est de former des jeunes qui n’iront forcément pas dans des clubs mais qui vont bénéficier d’un programme sportif, il sera facile de le répandre dans d’autres écoles après la phase pilote. Et d’annoncer que tout au long de l’année, des séances de renforcement des compétences vont être organisées pour permettre aux encadreurs sportifs de s’améliorer.

Faciliter la détection des talents

L’autre avantage de ce programme est qu’en travaillant en partenariat du Comité National Olympique (CNO), Peace and Sport va favoriser la détection des jeunes talents. Le ministère en charge de l’éducation et aussi associée puisque l’objectif est de rassembler des jeunes et les encadrer autour de notre méthodologie par des enseignants d’éducation physique et sportive. Jean-Jérôme Perrin précise que le programme mettra un accent particulier sur la détection des talents. “Quand des athlètes talentueux sont détectés au sein de notre programme, nous les identifions tout de suite et on se met en lien avec le CNO pour leur mettre en place une structure de suivie”, explique Jean-Jérôme Perrin. Et d’ajouter que son organisation va apporter des valeurs et se charger de leur transmission pour atteindre une bonne détection.

Afin d’évaluer le travail abattu sur le terrain et renforcer les compétences des encadreurs, les amis sportifs de Monaco comptent revenir au mois de février 2020 pour effectuer une descente en trois provinces pilotes.