Femme et sportMedia

L’AJSB et son engagement dans la prise en compte du Genre et de l’Handisport dans ses productions

Par

Thierry Niyungeko

Du 2 au 11 Septembre 2019, l’Association des Journalistes des Sports du Burundi a clôturé sa série de formations en abordant les thèmes liés à l’intégration du genre et des personnes en situation d’handicap dans le journalisme sportif.

Financée par l’Ambassade de France au Burundi à travers son service de Coopération et d’Action culturelle, le projet qui a été démarré à la fin du mois de Juillet arrive à la fin de la partie consacrée aux formations. Constatant l’insuffisance de productions médiatiques sensibles au genre, l’AJSB a trouvé bon de dispenser cette thématique dans le but de créer une certaine sensibilité genre à l’endroit de ses membres. Dans le même ordre d’idées, les responsables de cette association ont remarqué une certaine absence des disciplines sportives pratiquées par les personnes handicapées dans les différentes productions médiatiques. Méritant sa place pour avoir procuré des médailles aux compétitions internationales, il s’avère que le handisport ait besoin de promouvoir sa visibilité. C’est dans cette optique que ce thème a été abordé dans le cadre de cette formation. Les modules en la matière ont été successivement dispensés par Mme Agathonique Barakukuza et Omer Hayimana.

A l’issue de cette formation, les journalistes pourront intégrer la dimension genre et parviendront à bien comprendre qu’une information sensible au Genre et à l’Handisport est celle qui traduit mieux la réalité sur le terrain. En plus de ces thématiques, les participants à ces formations ont reçu des connaissances sur les fondamentaux du journalisme notamment la collecte et le traitement de l’information, les grands genres journalistiques ainsi que la régulation de la presse au Burundi, durant deux mois.

Des barrières à surmonter

Pour Mme Agathonique Barakukuza, les barrières à la participation des femmes dans les productions médiatique sportives sont souvent liées à la culture qui fait que les femmes ne s’expriment pas ou s’expriment rarement, se contentant de ce qu’ont déclaré les hommes. Elle trouve que les médias en général et les journalistes des sports en particulier ne sont pas très sensibles au genre pour n’avoir pas été bien sensibilisés, ce qui constitue une barrière structurelle. Après avoir appris des notions sur l’animation et l’écriture inclusive, explique-t-elle, les journalistes peuvent se permettre d’utiliser des doublons comme auditeurs et auditrices, spectateurs et spectatrices, ce qui n’est pas admis dans l’écriture journalistique par exemple. « Le manque d’expérience de certains journalistes constitue un autre frein car c’est à force d’écrire et de discuter avec les autres qu’on découvre qu’une information sensible au genre est celle qui traduit mieux la réalité que celle rapportée d’une manière globale et classique », constate Mme Barakukuza.

Mme Agatonique Barakukuza

Afin de surmonter ces barrières, la consultante indique que les journalistes doivent se remettre continuellement en question tout en pensant à l’objectivité de leurs reportages qui doivent inclure le genre dans leurs traitements. Des outils spécifiques doivent être utilisés comme la fiche de programmation personnelle sensible au genre afin de mieux répondre aux questions posées dans les canevas. Bref, conclut Agathonique Barakukuza, en répondant aux cinq questions de références auxquelles on se réfère en rédigeant une information, les journalistes doivent penser à sortir de la globalité et préciser la source si c’est un homme ou une femme.

Promouvoir les activités de l’Handisport

Pour Omer Hayimana, consultant et directeur technique national au sein du Comité Paralympique du Burundi, les notions acquises lors de ses deux séances de formation permettront aux journalistes sportifs d’effectuer la promotion des disciplines sportives de l’Handisport. Cela apportera une grande contribution dans la résolution des difficultés liées à la médiatisation dont les activités sont quasi méconnues du grand public. M. Hayimana estime que les journalistes qui ne connaissaient pas les notions relatives aux sports des personnes en situation d’handicap vont pallier à ce problème puisqu’ils viennent d’être dotés des instructions nécessaires pour y faire face. Sur le plan national, les sports pratiqués par les handicapés sont le Sitting Volleyball, le Goalball pour les mal voyants, le Judo adapté, le Taekwondo adapté, le Tennis de table, la natation ainsi que l’athlétisme qui est pratiqué sur toute l’étendue du territoire national.

Afin d’évaluer les stagiaires, des propositions de productions conjointes intégrant le genre et le Handisport seront réalisées par les participants. Des prix intéressants vont être décernés aux meilleures productions.

 

 

 

 

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