Teqball

Le Teqball, du nouveau dans le paysage sportif au Burundi

Par Thierry Niyungeko 

Fraîchement agréée par le ministère ayant les Sports dans ses attributions en date du 13 août 2020, la nouvelle Fédération Burundaise du Teqball a organisé, au centre Olympafrica de Kanyosha, des matches de démonstration de ce nouveau-né dans le paysage sportif burundais.

Pratiqué au Burundi depuis Juin 2019 lors des Jeux africains de la plage qui se sont déroulés au Cap Vert, le Teqball a été introduit par l’organisation Peace and Sport en Décembre 2018. Il est joué sur une table de 3m sur 1,5m (chaque camp mesure 1,5m carré) et c’est un sport qui s’inspire du Football, du Ping-pong et du Volleyball. A l’origine de la création de cette nouvelle fédération sportive, elle comptait trois clubs de Bujumbura, Gitega et Makamba. Les initiateurs de ce sport ont effectué un travail intense sur le terrain et au moment de l’introduction de la requête d’agrément, 9 clubs étaient déjà créés et affiliés à la fédération. Avec l’approbation ministérielle obtenue jeudi 13 Août 2020, les promoteurs de cette discipline sportive comptent la vulgariser dans les milieux scolaires afin d’assurer son bel avenir.

Quelques règles du jeu

Selon Vital Yamuremye, Secrétaire général et coach du Teqball, lors des matches les joueurs peuvent jouer en duel, (un contre un) ou en équipes de deux contre deux. Ils utilisent un ballon de football et jouent sur une table comme celle du ping-pong dont les pieds ne dépassent 70 cm de hauteur. « Les services se font comme au volleyball en respectant au moins deux mètres de distance par rapport à la table et se font soit par la tête, le pied ou le genou », indique-t-il. Le ballon doit toucher le camp adverse pour que le service soit validé. Si le service tombe ailleurs, le livreur a droit à deux essais et il perd un point si le dernier est raté au profit de l’équipe adverse. Comme au volleyball encore, précise ce précurseur du Teqball au Burundi, il est interdit de dépasser trois touches par équipe, c’est-à-dire que quand on fait une réception un joueur peut toucher le ballon en offrant une passe à son coéquipier qui envoie la balle dans l’autre camp. Et de conclure qu’il n’est pas autorisé de toucher la table de Teqball ou de taper le ballon deux fois consécutives avec une même partie du corps. Les joueurs doivent scrupuleusement respecter les limites de leur surface de jeu.

Une joueuse du Teqball effectue son service lors d’un match d’exhibition

Un avenir radieux pour le Teqball

Pour David Ndayizeye, président de cette fédération, l’organisation Peace and Sport a joué un rôle prépondérant pour que ce sport puisse être pratiqué au Burundi. « Quand ses experts sont venus nous apprendre ce jeu qui nous aimons désormais, ils nous ont laissé des tables et cela nous a motivés à poursuivre sur leur lancée », se souvient-il. Avec une équipe d’athlètes formés, nous avons jugé bon de continuer l’apprentissage de ce sport en ciblant surtout les jeunes et les milieux scolaires sont devenus notre destination privilégiée. Le président David Ndayizeye trouve radieux l’avenir du Teqball au Burundi puisqu’en entraînant les jeunes scolarisés à un jeu aussi passionnant, il ne voit aucun doute sur sa vulgarisation sur toute l’étendue du territoire national.

Comme l’organisation des activités d’une fédération nécessite beaucoup de moyens financiers, le président de la FBT ouvre la porte à tous ceux qui souhaitent la soutenir de le faire puisque pour le moment se sont les membres de son staff qui se débrouillent en touchant dans leurs poches.