Athlétisme

25 Ans après..le 4/Août 1996

Par Louis Ruzoviyo

L’ Or Olympique du Burundi:

L’ on s’ en remémore!

Le monde sportif vit en cet instant au rythme des Jeux de la XXXlle Olympiade, l’ère moderne! C’ est au pays du “soleil levant”, en l’occurence, l’ Empire du Japon!

Quoi de plus édifiant de se remémorer de cet instant où le Burundi fut acclamé; Niyongabo notre compatriote vainqueur de la médaille d’or, le drapeau national placé sur le toit du monde, aux Jeux Olympiques d’Atlanta, 1996.

Cette brillante performance mérite que l’on en parle à la jeunesse sportive burundaise. Envisageons à l’ avenir sa célébration par des courses, débat sur la détection, sponsoring, la diplomatie sportive, autant d’éléments qui ont permis l’éclosion des grands champions du Burundi par le passé. Niyongabo a placé la barre très haut et c’ est un record qui tiendra longtemps au Burundi. L’or olympique est un rêve, le défi des plus brillants sportifs du monde!

Voici alors que Niyongabo s’invitait dans le gotha des médaillés d’or olympique, formidable!

La médaille d’or tant vantée au cou des athlètes africains, rubrique sportive au Renouveau, Radio; cette médaille passait au cou d’un enfant terrible du pays: Vénuste Niyongabo

C’ est qu’au départ de cette finale mémorable, tous anxieux au pays, l’on se demandait si cette journée ensoleillée serait la bonne! Les images défilaient dans nos mémoires. On revoyait Vénuste gamin à l’ESTA, lorsque son détecteur et entraineur Rukenkanya au stade, vint à nous les journalistes des sports(Harerimana et moi), dire ”voici Vénuste un futur grand champion”. On lui serrait la main comme pour ainsi dire: vas de l’ avant fiston !

A Atlanta, Vénuste avait grandi mais partait-il favori? Telle était la grande question. Il avait seulement confié aux proches qu’en adoptant le demi fond (1500m), il préparait la course de fond (5000m). De notre part,  on savait seulement qu’ il allait batailler ferme face á l’américain Kennedy, un chevronné de la distance, porté par tout un stade, acquis à sa cause, sans oublier la présence des redoutables Kenyans et Marocains.

A la loupe, Vénuste, dans ses bagages, il y avait son style élégant, d’une foulée longue, ample et légère.

Sachez-le, aux Olympiades, il ne suffit pas de courir, il faut plaire aux dieux, tel est le principe antique grec! Et les dieux  savent récompenser ceux qui savent les vénérer. L’ on applaudit ainsi lorsque Vénuste coupa le fil d’arrivée, à l’issue d’ un sprint final, devant le kenyan Bitok et le marocain Boulami très brillant jusqu’ á ce jour!

L’ américain était bien derrière (6 ème place)!

Ce jour-lá, le 4 Août 1996, le jeune Vénuste Niyongabo honorait le Burundi à Atlanta, la terre de l’”Uncle Sam”!